Journalisme et Résistance à Lille 3

 

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Ce mardi 15 avril, à 17 h 30, les jeunes et étudiants communistes auront le plaisir d’accueillir Gilles Balbastre (co-réalisateur du film Les Nouveaux Chiens de Garde) et Bruno Cadez (rédacteur en chef du journal Liberté Hebdo).

Souvent, on entend parler de « journal d’opinion », de « journal engagé ». En réalité, toute la presse est engagée, et majoritairement pour la pensée dominante, comme on peut le constater chaque jour.

D’où l’importance de bénéficier d’un outil de relai des résistances et des luttes en France et dans notre Région, avec les journaux L’Humanité et Liberté Hebdo. Ce dernier est d’ailleurs né pendant la Seconde Guerre mondiale, créé par les communistes résistants à l’oppresseur nazi.

Alors, dépassée, la presse engagée hors de la pensée dominante ?

Venez nombreux en débattre avec nous, à Lille 3 à 17 h 30, Amphi A 2.

Mathieu Bayart – Secrétaire du Secteur des Etudiants Communistes de Lille

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Contre le retour des chemises brunes, communiqué UEC Lille et MJCF du Nord

CONTRE LE RETOUR DES CHEMISES BRUNES !

Sous prétexte d’insécurité dans le métro lillois, des membres du groupe d’extrême droite « Génération Identitaire » se sont organisés en véritable milice, pour faire régner l’ordre à leur manière. L’objectif est simple et fait froid dans le dos : faire le lien entre immigration et délinquance, « chasser les racailles ». Une honte. 

Le mépris total envers les agents !

Les jeunes et étudiants communistes trouvent ces méthodes nauséabondes qui nous rappellent les heures sombres de notre Histoire. Il y a 70 ans, le 6 février 1934, les miliciens d’extrême droite défilaient dans Paris dans l’optique de renverser l’Etat.

La méthode effraie : en se substituant à la police nationale et aux agents de Transpole, « Génération Identitaire » affiche clairement un réel mépris envers les salariés et fonctionnaires, qui ne disposent pas des moyens adéquats pour agir suite aux baisses des dotations de l’Etat.

Parlons-en, de l’insécurité !

Ce que « Génération Identitaire » ne fait pas, c’est s’attaquer aux racines du mal être et de l’insécurité, c’est-à-dire le système capitaliste dans lequel nous vivons. Nous ne les entendons pas parler de l’insécurité de l’emploi, du chômage notamment des jeunes, de la peur de l’avenir, des conditions de travail détruites par les réformes en cours. Nous ne les voyons pas à nos côtés pour défendre les jeunes précaires en lutte !

Faire peur, accuser l’autre, attiser la haine envers le prétendu « étranger », diviser ceux qui sont dans la souffrance pour mieux régner, voilà le triste projet politique des groupuscules d’extrême droite. Ils sont utiles à ce système !

En ce qui nous concerne, nous avons toujours milité pour une société qui n’oublie personne, contre ce système basé sur les inégalités.

Nous exigeons une prise de position politique rapide de la part de la Présidente de la Métropole Lilloise, Martine Aubry, qui doit condamner avec la plus grande fermeté les actions dirigées par les groupuscules d’extrême droite.

Mathieu BAYART, Secrétaire du Secteur de Lille de l’Union des Etudiants Communistes

Quentin LE MATT, Secrétaire de la Fédération du Nord du Mouvement Jeunes Communistes de France                                                               

 

Programme Semaine du Féminisme 2014 à Lille

La Semaine du Féminisme aura lieu dans notre Secteur entre le 10 et le 14 mars.

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Lundi 10 mars : Les femmes pendant la Commune  

Claudine REY, Présidente de l’association Les Amis de la Commune 

17 h 30 – Salle A2.312 Lille 3 – Métro Pont de Bois (Ligne 1) 

 

Mercredi 12 mars : Politique et genre 

Nathalie ETHUIN, Maître de Conférence à Lille 2

18 h 00 – Salle E3.03 Lille 2 – Métro Porte de Douai (Ligne 2) 

 

Jeudi 13 mars : Les femmes et les courants de pensée 

Eve GIANONCELLI, doctorante à Paris VIII et professeur à Lille 3 

17 h 30 – Salle A2.312 Lille 3 – Métro Pont de Bois (Ligne 1) 

 

Vendredi 14 mars :

Soirée débat avec les associations féministes de la métropole

Apéritif proposé 

18 h 00 – Espaces Marx – Métro Marbrerie (Ligne 1)  

Un repas de solidarité avec la Palestine !

Ce Samedi 1er Mars, le monde a répondu présent à notre repas de solidarité avec la Palestine ! Une centaine de repas servis, mais aussi quelques dizaines de personnes ayant poussé la porte de la salle pour boire un verre, discuter avec des jeunes communistes, regarder les stands des associations présentes ou simplement par curiosité !

Ce fut aussi le moment pour le Parti Communiste Français et le Mouvement des Jeunes Communistes de France de montrer sa solidarité envers la Palestine, en menant une campagne pour libérer Marwan Barghouti, ainsi que tous les prisonniers politiques, en faisant parler de la cause palestinienne. Suivons l’exemple de la lutte contre l’apartheid sud-africain, et abattons ensemble, là-bas et ici le mur de l’apartheid qui réprime les Palestiniens.

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Première Guerre mondiale : un centenaire rouge dans les facs !

Le 28 juillet de cette année, nous commémorerons les 100 ans du début de la Première Guerre Mondiale. Pour marquer cette année, l’Union des Étudiants Communistes a organisé la semaine dernière sa Semaine de la Pensée Marxiste sur le thème : « 1914-2014 :100 ans de guerre ». « L’objectif est d’apporter un complément de cours, affirme Mathieu Bauhain, Secrétaire a l’Organisation de l’UEC, et de promouvoir la pensée Marxiste qui a été écarté de la recherche et de l’enseignement supérieur ». Ainsi se sont 84 événements, comprenant conférences, débat projections de film et expositions, qui se sont déroulés dans 42 établissements partout en France !

Ils ont tué Jaurès !

« Ils ont laissé assassiner Jaurès ! » affirme Pierre Outteryck, historien régional, lundi 10 Février à Lille III durant sa conférence « La première guerre mondiale aurait pu être évité, l’assassinat de Jean Jaurès », et il n’est pas le seul : Déjà la veille, Saint-Étienne projetait Le Film « Ils ont tués Jaurès ! » de Phillipe Tourancheau au Cinéma « Le France ». « Ils » désigne bien entendu les capitalistes à l’origine de cette guerre , qui avaient bien des raisons de tuer cet homme qui déjà en 1895 déclarait : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. »

Un soviet à Strasbourg !

Parmi les conférences organisées on trouve aussi des détails de l’Histoire du XXème siècle qui ont été occultés, notamment le Soviet de Strasbourg ! Conférence tenue mercredi 12 Février à l’Université de la même ville par Jacques Fortier, Journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace, ce sont 120 participants qui ont pu en apprendre plus sur cet épisode de novembre 1918 ou l’Alsace-Lorraine se déclarait indépendante.

Corentin Linski

L’Humanité Libres Echanges

Tranches de vie de Roms, loin des clichés, par Morganne PAYEN

En passant

13-10-28 - Expulsion Roms-11-web

Je suis arrivée à l’université de Lille 1 en septembre 2012. Je savais qu’il y avait des familles roms qui s’étaient installées près du métro où je descendais. Tout le monde en parlait mais je ne les avais jamais vraiment remarqué. En janvier, ils se sont fait déplacer par des CRS sur un parking de l’université en attendant une expulsion.

Ce jour là, il y avait tellement de CRS qu’on ne pouvait pas les rater. Un collectif de soutien s’est monté. Je me suis tout de suite engagée. Nous avons monté quelques projets pour aider les familles : une vente de crêpes pour acheter des couches pour les nourrissons, une collecte de vêtements… Nous avons ensuite acheté une caravane qui devait servir d’école sur le terrain où nous leur donnions des cours de français.

J’allais les voir régulièrement, pour les aider ou simplement leur rendre visite.

Je me suis liée d’amitié avec une jeune femme. Elle s’appelle Caroline, elle a 19 ans. Elle est en France depuis 3 ans et a toujours vécu à Villeneuve d’Ascq. Elle vit dans une petite caravane avec sa famille. Elle est mariée et a une petite fille de 1 an. Son mari part souvent pour travailler à droite à gauche. Elle, elle part mendier près de la Poste, à la mosquée ou près de la gare. Dans ma classe, depuis qu’on me voit aller sur le parking où elle est installée, un périmètre de sécurité s’est formé autour de moi au cas où j’aurai attrapé une maladie (la gale revient souvent). On me demande pourquoi je vais la voir avec mon sac, on me dit que je devrais me méfier. On me crache dessus aussi parfois.

En juin, Caroline m’annonce qu’elle est enceinte.

J’ai décidé de l’aider dans ses démarches administratives pour la grossesse. Vers le milieu du mois de décembre, je l’ai emmené à la maternité pour faire une échographie. Un ami nous a conduit en voiture. Ce jour là, elle me demande d’aller sur un autre terrain où d’autres familles sont installées. La caravane de l’une de ses amies a brûlé. Nous sortons de l’hôpital et nous dirigeons vers le terrain. J’essaye d’en savoir plus sur cet incendie mais Caroline n’a pas plus d’informations. Je connais ce terrain, j’y suis déjà allé plusieurs fois pour y distribuer de la nourriture.

Une fois arrivé, Caroline court vers une caravane. Il y a une odeur affreuse sur le terrain. Nous savons que ce n’est pas qu’une odeur de plastique brûlé. Je m’approche des restes calcinés d’une caravane. Elle rappelle à toutes les familles qu’il y a eu un incendie. Des enfants me reconnaissent et viennent me voir. J’en profite pour essayer d’en savoir plus sur l’incendie. Les enfants m’expliquent. La famille avait froid, elle a allumé un feu dans une sorte de cheminée qu’ils avaient construite à l’intérieur. Ils y ont mis du bois, puis de la paille. Les parents sont sortis parler avec les voisins.

Un bout de paille tombe par terre, la caravane prend immédiatement feu.

Voilà, je ne voulais pas en savoir plus, je connaissais les causes de l’incendie. Mais les enfants continuent. Une jeune fille me dit : « Il y avait un enfant dedans ». Cette information m’a fait l’effet d’une bombe. J’essaye d’en savoir plus sur cet enfant. Il a trois ans. Il est à l’hôpital, là où j’étais une heure avant pour l’échographie de Caroline. On m’apprend finalement que l’enfant est décédé.

La semaine suivante a été difficile, j’avais l’impression de sentir l’odeur partout.

Je n’arrivais plus à dormir : je voulais les aider. Il faut toujours essayer de faire face lorsqu’on s’occupe de famille vivant dans une telle précarité. Un jour, en discutant avec une amie des cadeaux de Noël, j’ai eu une idée. J’allais organiser un goûter de Noël pour les enfants. J’ai fait appel à tous mes amis. Le secours populaire a mis la main à la pâte. Ils nous ont donné du lait, des chocolats. Nous avons fait des crêpes, ramené du jus d’orange, et des vêtements. Un ami s’est déguisé en père Noël.

Je sais que ce n’est qu’un goûter de Noël mais ces enfants étaient heureux l’espace d’un après-midi. Nous avons bien ri aussi. Depuis, je vais voir ces enfants régulièrement.

Caroline a accouché le 6 janvier 2014 à 00h52 d’un petit Loucas. Elle a été relogée à Louvroil dans une chambre avec toute sa famille.

Morgane, 22 ans, étudiante en sociologie, Lille

Photo : P’tit Lu

L’autoentreprenariat : la lubie de G. Fioraso

En ce début du mois de février, Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, était au salon des entrepreneurs à Paris pour y exposer sa vision de la formation supérieure.

«Ce qu’on arrive pas assez à faire en France : Faire tomber les barrières »

Selon la ministre, il faudrait rapprocher recherche universitaire et entreprises, pour permettre des avancées scientifiques immédiatement récupérables par le monde de l’entreprise. Pour ce faire, elle annonce le développement de cours d’entreprenariat, et ce pour toutes filières, plus uniquement celles ayant trait au management. Elle entend former les étudiants à la culture de l’entreprise, à ses codes… Au détriment de matières fondamentales apportant une réelle formation à l’étudiant pour exercer une activité professionnelle future ? Plus un doute, l’étudiant-type formé par son système idéal saura rédiger des CV, se vendre correctement, être un travailleur parfaitement malléable, mais il n’est pas certain qu’il ait retiré un énorme bénéfice de sa formation toujours plus bradée faute de budget correct alloué aux universités, de sa faible prise de parole en TD due à la surcharge de ces derniers, de ses amphis menés au pas de charge par réduction du volume horaire pour le même nombre de cours…

« Notre système est basé sur la performance individuelle, on n’apprend jamais à travailler ensemble »

Travailler ensemble au progrès scientifique et social, oui. Mais travailler ensemble au fioraso folle dingueservice du profit de quelques uns, non ! Pourtant, Geneviève Fioraso entend « capitaliser sur notre savoir-faire, sur notre formation pour créer et bénéficier des emplois qui viennent de ce capital de recherche & formation » : ces emplois, ce sont ceux d’étudiants-entrepreneurs, son nouveau statut phare, qui précarise le jeune diplômé à peine entré sur le marché du travail… La ministre songe même, les yeux rêveurs, à inculquer l’esprit d’entreprise aux enfants dès la maternelle ! En fait de rêve, c’est un cauchemar que celui d’une éducation toute entière tournée vers le marché, la concurrence, le profit, où l’on apprendrait à favoriser la rentabilité d’un nouveau gadget face au progrès non-marchand que représentent de nouveaux traitements médicaux. Madame Fioraso a en outre une vision tout aussi marchande de la présence d’étudiants étrangers : pour elle, point de place à l’échange culturel, à l’ouverture d’esprit, ils ne sont qu’un tremplin pour de futurs partenariats à l’international.

Si nous étudions, c’est pour avoir un vrai métier, pas pour galérer des années dans la précarité après nos études. Aussi, ce n’est pas un statut d’auto-entrepreneur aux garanties sociales réduites que nous voulons, ni servir de corvéables au service d’entreprises proposant de plus en plus de contrats précaires, que nous accepterons par peur du chômage. Nous voulons une formation de qualité, garantie par le cadrage national des diplômes, qui corresponde à un emploi de qualité. Nous voulons un statut social du jeune travailleur en formation, prévoyant le remboursement des frais de santé à 100%, et une allocation d’études premier pas vers un vrai salaire étudiant, pour que chacun puisse accéder aux études supérieures sans faire un choix entre étudier et gagner sa vie.